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The Legend of Zelda a 25 ans

Je pense que tout le monde a compris que le 21/02/2011, c'était le 25ème anniversaire de la sortie de The Legend of Zelda au Japon.. Et donc mon p'ti Lou, je me disais que j'allais te raconter un peu tous les jeux, à ma façon, puisque j'ai joué à tous les épisodes..



The Legend of Zelda (1986): Le premier épisode, celui qui a fondé la série, qui se veut, selon la version officielle, avoir été réalisé par Miyamoto en souvenir de son enfance dans les bois de son voisinage, mais qui pourrait aussi être vu comme une réponse à Final Fantasy et Dragon Quest (surtout Dragon Quest), qui étaient des jeux de rôles inspirés de Tolkien, de Donjons et Dragons, et des mythologies occidentales, mais en version plus orientée action. Il a plus ou moins inventé le jeu de rôles action (action RPG), il en a en tout cas posé les fondements sur lesquels on s'appuie encore aujourd'hui. Je reviendrai bientôt sur Zelda et la mythologie occidentale..

J'ai découvert ce jeu récemment, n'ayant jamais possédé une NES, mais je suis vraiment impressionné par sa modernité.. Pas techniquement bien sûr, mais ce jeu laisse beaucoup de liberté au joueur, on est lâché dès le début sans aucune forme de scénario, d'intro ou de quoi que ce soit, c'est à nous de trouver le chemin, les donjons, de comprendre les mécanismes du jeu. Nintendo ne fait plus confiance comme ça à ses joueurs aujourd'hui, ce jeu est plus proche des jeux de rôle occidentaux du type Fallout dans la sensation de liberté qu'il procure..


The Legend of Zelda: Adventure of Link (1987): Toujours sur Nintendo Entertainment System (ou Famicom au Japon), la suite sort un an plus tard. Et même si ce jeu restera le vilain petit canard de la série, il faut admettre que c'est une suite très ambitieuse dans le sens où elle prend une direction complètement nouvelle. Il s'agit d'un jeu vu de profil, très axé sur le combat (certains disent que son successeur spirituel de ce point de vue est Ocarina of Time), avec un système de point d'expérience qui le rapproche plus d'un jeu de rôle (comme.. Dragon Quest).

Encore un jeu que je n'ai découvert que récemment, probablement celui dans lequel je me suis le moins plongé, j'ai pas grand chose à dire dessus, en dehors du fait qu'il contient une des meilleures bourdes de traduction de l'histoire, le fameux "I am error"..


The Legend of Zelda : A Link to the Past (1991): Voilà le premier jeu auquel j'ai joué dans mon enfance, un des rares jeux que j'ai dû refaire une bonne demi douzaine de fois (c'était bien quand j'avais le temps de faire ça..). Ce coup-ci, on reprend la formule d'origine, avec la vue de dessus, l'exploration, les armes, les donjons.. Le jeu est plus scénarisé, donc un poil plus dirigiste, mais il pousse le concept mille fois plus loin. Il inventera (à ma connaissance) aussi le concept de deux mondes parallèles liés, qui sera repris par tant de jeux (un seul exemple: Metroid Prime 2).

Je n'oublierai jamais que ce jeu était vendu avec une superbe carte du monde, qui à douze ans faisait rêver sur les territoires encore inexplorés et permettait de découvrir les zones cachées.. J'ai acheté ce jeu neuf, mais un type de ma classe avait essayé de me le vendre d'occasion, en me racontant que la carte n'était pas dans la boîte, et que c'était un super cadeau qu'il me faisait en la rajoutant, ce qui justifiait de me le vendre au prix du neuf.. Certaines personnes sont nées pour faire du commerce.

Quelques moments cultes, qui semblent idiots mais qui sont les premiers à me revenir à l'esprit: le fait de pouvoir agir sur le monde, et de pouvoir vider les étangs.. le fait de pouvoir latter les poules et de se faire agresser en retour.. le fait d'explorer le monde des Zoras et de trouver leur chef au fond, sous la cascade.. Culte, j'te dis..



The Legend of Zelda : Link's Awakening (1993): Ca, c'est l'épisode Game Boy, qui reste pour moi un de mes meilleurs souvenirs: le concept de base est respecté, mais l'univers est beaucoup plus original et le jeu riche en historiettes et en personnages hauts en couleurs (au figuré, parce qu'avec l'écran du Game Boy..). Tout le jeu se passe sur une île, sur laquelle Link croisera des personnages de l'univers Nintendo comme Mario déguisé en fermier (qui donnera Talon, du Ranch Lonlon dans Ocarina of Time..), Mr Wright qui vous guide dans Sim City sur Super Nintendo, et même.. Madonna au téléphone! Ce jeu est foisonnant, et c'est ça pour moi un bon Zelda: un jeu qui sait respecter le concept de base du premier épisode, mais en le plaçant dans un univers original..

Un petit trivia sympa au sujet de ce jeu: il semblerait qu'il soit en fait inspiré d'un jeu japonais qui n'a rien avoir avec Zelda, The Frog From Whom The Bell Tolls, dont il serait la suite spirituelle, ce qui expliquerait son univers décalé..

The Legend of Zelda : Ocarina of Time (1998):
Je ne reviens pas encore une fois sur ce jeu, qui a montré qu'il était possible de faire passer une franchise 2D en 3D sans en perdre l'esprit, un jeu considéré comme l'un des meilleurs de tous les temps..


The Legend of Zelda : Majora's Mask (2000): Alors que Link's Awakening prétendait être la suite de Link's To The Past, Majora's Mask est la suite directe de Ocarina of Time. Le même Link, mais qui part à l'aventure et découvre une contrée complètement nouvelle. Et voilà la même réussite qu'avec l'épisode Game Boy. On utilise les mécanismes de Ocarina of Time, mais le monde est plus riche, les quêtes annexes plus nombreuses, et le jeu sent le neuf. Un seul problème, qui a rebuté les joueurs, et qui fait de ce jeu un épisode sous estimé, c'est le fait de "revivre" les mêmes 72 heures en boucle, avant la "fin du monde", pour l'empêcher. Les gens ont pas compris que ce monde qu'on revisitait était changé par chacun de nos passages, ce qui le rendait différent et plus intéressant à chaque fois..

Ce jeu est sorti sur Nintendo 64, nécessitait l'Expansion Pack qui offrait plus de RAM à la console et permettait plus de fantaisies visuelles.. C'est le jeu qui m'a fait rebrancher ma console à l'époque.. Car oui, j'ai eu ma traversée du désert vidéo ludique, à cette période j'ai bien arrêté de jouer pendant deux ans, dégoûté par Mario Kart 64 et Ocarina of Time (oui oui, je sais..), et j'ai alors compris que les gens qui ne jouent pas n'ont tout simplement pas trouvé les jeux qui leur correspondent.. Parce qu'à partir de cette époque, j'ai découvert Perfect Dark dont on reparlera sûrement, ou encore Mario Party, qui a inventé le genre des "Party Games" avec sa version du jeu de l'oie, et qui reste un souvenir impérissable pour moi.. Mais c'est pas le sujet.

Si on ne doit se rappeler ce jeu que pour une chose (je plaisante), ce sera pour la première apparition de Tingle, une sorte de parodie de Link, un nabot bedonnant habillé en elfe, qui a pour but dans la vie de devenir.. une fée. Un des personnages les plus subversifs de l'univers Nintendo, pour sûr..

The Legend of Zelda : Oracle of Ages et Oracle of Seasons (2001): Voilà deux jeux que ma femme raconterait mieux que moi, qui marquent le début d'une curiosité: les épisodes portables de Zelda développés par Capcom (avec Minish Cap et une réédition de Link To The Past sur Game Boy Advance). Ces jeux étaient trois au départ, et prévus pour correspondre chacun à un Oracle fondateur du monde d'Hyrule (mais.. trois versions d'un même jeu?? vraiment??). Des jeux sympas, sans être inoubliables, et surtout communiquants, comme les versions de Pokemon.



The Legend of Zelda : The Wind Waker (2002):
Et voilà.. Probablement le premier épisode vraiment controversé.. Il est arrivé à un moment où le désamour entre Nintendo et ses fans de la première heure commençait à être consommé.. Nintendo a déçu avec la Nintendo 64 (une excellente console qui fut très mal aimée, les gens s'étant tournés vers la Playstation), et le Game Cube a été très loin de corriger le tir. Cette machine reste ma console préférée, on y reviendra, mais de l'avis général elle a déçu. Et il est vrai que Nintendo a été décevant sur certains jeux (Mario Sunshine n'est pas mauvais, mais pas à la hauteur d'un Mario), ce qui fait que les joueurs ont commencé à ne plus rien passer à Nintendo. Et voilà qu'ils osent sortir ce jeu aux airs de dessin animé pour enfants, alors que les joueurs avaient tous autour de 20 ans et des choses à se prouver. Résultat? Tout le monde l'a boudé. Alors que, comme l'a fait remarquer J. Parish, il s'agit probablement de l'un des épisodes les plus sombres de la série, les plus désenchantés, du point de vue du scénario.

Il a été reproché au jeu son style en Cell Shading et cet aspect enfantin, alors que ça lui a justement permis de si bien vieillir, et de proposer une identité visuelle si forte. Et on lui a reproché le fait de se déplacer sur la mer, il est vrai qu'on aimait bien Epona le cheval, mais la structure en îles a permis de se rapprocher pour la première fois de l'esprit du tout premier Zelda, avec sa structure libre..

J'adore ce jeu, je ne lui fais aucun des reproches habituels, juste celui, sur la fin du jeu, de ne pas intégrer certains objets tardifs aussi bien à l'aventure qu'il aurait été possible. Rien que d'en parler, j'ai envie de repartir sur cet océan, sans savoir quelle île va apparaître à l'horizon, en ne me guidant qu'aux cartes aux trésors pour trouver les morceaux de la Triforce.. Un merveilleux souvenir, au rythme paisible.. Snif.

Aonuma, le producteur du jeu, avait promis que ce style visuel ne mourrait pas, et les épisodes DS l'ont repris. Personne ne leur en a fait le reproche. Les joueurs avaient peut-être grandi, et peut-être n'avaient'ils pas besoin comme à l'époque du Game Cube de systématiquement tout critiquer pour valoriser les consoles concurrentes..

The Legend of Zelda : The Minish Cap (2004): Tiens! La dernière fantaisie de Capcom en date, un épisode curieux, qui apporte quelques nouveautés, qui a son lot de fans, mais qui comme les autres jeux de la compagnie cherchent à copier le concept sans en capter la magie.. Un jeu solide, mais qui n'a pas le petit je-ne-sais-quoi qu'apporte Nintendo à un Zelda. Un bon jeu tout de même, mais avec un bug dans la version euro qui empêche de le finir à 100%, une honte!



The Legend of Zelda : Four Swords Adventures (2005): Voilà un épisode complètement unique, un véritable spin off, un Zelda mullti joueur! Il a lancé le concept des modes multi que l'on retrouve dans la réédition de Link to the Past sur Game Boy Advance (aussi réalisé par Capcom d'ailleurs), et dans les épisodes DS. On contrôle 2 à 4 Links, et on explore un monde assez limité dans une aventure en chapitres qui mélange coopération et baston à la Mario Kart.. Une vraie réussite, plombée par l'équipement très lourd qui était nécessaire, puisqu'il fallait connecter un Game Boy au Game Cube pour pouvoir profiter d'un écran supplémentaire au cas où on sortirait de l'écran principal sans les autres joueurs. Un merveilleux concept, qu'on a jamais fini avec ma femme, mais je suis prêt à m'y remettre dès que Lou sera assez grand!

The Legend of Zelda : Twilight Princess (2006):
Allez, on commence à arriver à la période récente, avec ce Zelda réaliste en 3D qui avait rendu les joueurs complètement fous le jour de sa première présentation mondiale, qui est pour moi la vraie réussite du concept de Ocarina of Time. Un jeu complet, long, très bien réalisé et réussi, qui manque de visibilité en ces temps où le jeu occidental semble effacer tout le reste, et où l'absence de haute définition de la Wii lui cause du tort.. Mais je pense que les gens n'ont pas assez mis Fable 2 ou 3 à côté de ce jeu, et n'ont pas vraiment compris ce qu'est un vrai, bon jeu d'aventure en 3D.. La qualité de la narration, de la réalisation, du gameplay pur de Fable est assez ridicule en comparaison.. C'est une chose qui ne sortira malheureusement que dans quelques temps, mais disons qu'on rejouera dans longtemps à TP, pas forcément à Fable..

The Legend of Zelda : Phantom Hourglass (2007):
Et voilà le retour du concept de Wind Waker, dont ce jeu est la suite directe, un jeu trop limité dans son échelle, mais qui a permis de mettre à Zelda des gens qui n'y avaient jamais joué, ce qui est en soi une réussite. La grande réussite de ce jeu, c'est la merveilleuse utilisation de l'écran tactile, qui permet de faire tout ce qui était possible dans un Zelda, et bien plus avec une inventivité impressionnante..

The Legend of Zelda : Spirit Tracks (2009):
Et là, voilà le jeu qui traîne sur ma "pile of shame", qui reprend le concept du premier jeu DS, mais avec plus de richesse. On lui a reproché son côté "les petits garçons aiment les trains, alors mettons un train dans notre prochain Zelda, ça changera du bateau", mais il faut reconnaître que si on sait faire abstraction du bruit journalistique, on tient là semble-t-il un excellent épisode.. mais qui n'a pas connu un gros succès dans ses ventes.. Il devrait faire réfléchit Nintendo, ils ont tendance à réagir à ce genre d'échecs. Je les imagine bien réduire la voilure en terme de fréquence de sorties, et en terme de prise de risque sur des épisodes originaux..

Parler de ces jeux m'a donné envie de me replonger dans mes épisodes préférés, mais si je suis un peu inquiet du gros risque que court la série de tourner en rond à l'avenir.. J'ai quelques craintes sur Zelda Skyward Sword annoncé sur Wii, j'aimerais tant qu'il nous laisse autant de liberté que l'épisode original, et qu'il ne repose pas sur une astuce (ici le Wii Motion Plus) collée sur le concept d'Ocarina of Time..

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